Bientôt un nouveau Saint : Charles de Foucauld, apôtre de la bonté

Devenir Saint aujourd’hui est-ce possible ? Oui et à moins de 100 km ! C’est à Saumur qu’a été reconnu le second miracle attribué à Charles de Foucauld. En 2016, Charle, charpentier, a survécu à une chute jugée mortelle… Ce deuxième miracle est un cas de préservation dans un accident du travail. Il ouvre la voie à la canonisation de Charles de Foucauld. 

Quelle vie de contrastes que celle de Charles de Foucauld. D’abord élève paresseux et turbulent puis officier de cavalerie à la vie dissolue, il rencontra soudain Dieu. Il changea de vie et devint prêtre. Il choisit de vivre dans le Désert algérien en terre Touareg, auprès de ceux qui ne connaissaient pas Dieu. Apôtre de la douceur, il menait une vie simple, enracinée dans la « sainteté inconnue de la vie quotidienne ». Il meurt assassiné en 1916.

Le récit du second miracle permet de comprendre les étapes qui mènent à la reconnaissance de la Sainteté de Charles de Foucauld, la réalisation d’un miracle car beaucoup l’ont prié pour la survie d’un jeune charpentier. Le 30 novembre 2016, veille du centenaire de la mort de Charles de Foucauld, Charle, ouvrier charpentier de 21 ans, travaille sur la charpente de la chapelle de l’institution Saint-Louis, lycée catholique de Saumur. Quand, il fait une chute de 16 mètres de haut, traversant la voûte, avant de finir empalé sur les pieds d’un banc qui était retourné. « Les médecins sont catégoriques. C’est le type même d’une chute mortelle. À cette hauteur, tous les organes explosent ».

« Dans cette histoire une chose est sure, ce qu’on conclut les médecins : l’issue d’un tel accident n’aurait pas dû être celle qu’on connait aujourd’hui. Soit vous vous dites qu’il a eu une chance incroyable soit vous vous dites qu’il a eu tellement de chance qu’il y a autre chose. »

Immédiatement, le chef d’entreprise qui employait Charle prie pour sa survie. La paroisse du Bienheureux Charles de Foucauld, à Saumur prie pour le jeune charpentier.  Six jours après son accident, Charle s’impatientait dans sa chambre d’hôpital « et deux mois après il était de retour au travail ».   L’issue d’un tel accident n’aurait pas dû être celle qu’on connait aujourd’hui. Soit vous vous dites qu’il a eu une chance incroyable soit vous vous dites qu’il a eu tellement de chance qu’il y a autre chose », précise le chef d’entreprise.

Un ensemble de faits raccordent la survie de Charle à l’action de Charles de Foucauld. D’abord le prénom du jeune homme, Charle, sans s, dont le patron n’est autre que Charles de Foucauld. Ensuite, cette chapelle est située à côté de l’école de cavalerie de Saumur dont Charles de Foucauld est un ancien officier. Cet accident, qui aurait pu être tragique a par ailleurs eu lieu quelques jours avant le centenaire de la mort de Charles de Foucauld, le 1er décembre 1916. A cette occasion le diocèse avait proposé aux fidèles une grande neuvaine pour sa canonisation (prière de neuf jours consécutifs).

Un miracle est reconnu à l’issue d’une double enquête qui se fonde sur les avis de deux médecins à chaque fois. La première enquête se déroule sur les lieux de l’événement et la seconde à Rome au sein de la Congrégation pour la cause des saints. L’évêque d’Angers a nommé une commission qui a pu interroger le jeune charpentier, des témoins, des médecins… Validant la force de cet événement, l’évêque a permis d’envoyer le dossier à Rome. Au Vatican, les médecins et experts ont déclaré que ce qui était arrivé au jeune homme était inexplicable naturellement ! »

« Dans la vie nous sommes tous en quête de sens, on se demande pourquoi en espérant avoir la réponse là-haut. La nous sommes encore sur Terre et nous avons eu la chance d’avoir la réponse » déclare un proche. Une joie partagée aussi par le jeune miraculé, pourtant non-croyant. « C’est étonnant de voir ce que cela dit de Charles de Foucauld qui a passé la fin de sa vie à témoigner de Dieu auprès de non-croyants et de personnes qui ne le connaissaient pas. »

Sources Aleteia 

Charles de Foucauld, un nouveau Saint