Congrégation du Sacré Cœur

Congrégation du Sacré-Coeur

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Madeleine-Sophie Barat

L’institution Marmoutier est sous la tutelle de la congrégation du Sacré-Coeur, ce qui signifie que les chefs d’établissement et tous les adultes (enseignants ou non) s’engagent, chacun à sa mesure, à y organiser la vie dans l’esprit de la fondatrice.
Cette congrégation a été fondée à Amiens en 1800 par Sainte Madeleine- Sophie Barat. Celle-ci naquit en 1779 à Joigny où son père pratiquait le métier de vigneron et de tonnelier. Grâce à un concours de circonstances assez exceptionnelles, et malgré la Révolution française, Madeleine-Sophie reçut une instruction très poussée pour l’époque.

Vers sa vingtième année, alors qu’elle se sentait une vocation pour le carmel, elle accepta de se consacrer à l’éducation de la jeunesse, et fonda dans ce but une société religieuse. Cette congrégation grandit assez vite en France et hors de France, et Madeleine-Sophie dut accepter d’en devenir supérieure générale dès 1806. En 1818, une de ses premières collaboratrices partait au-delà des mers et avec quelques soeurs, implantait la société du Sacré-cœur en Louisiane. Dès lors, le développement fut rapide et important, et malgré des crises sérieuses, la congrégation s’est répandue dans toutes les parties du monde, du vivant même de la fondatrice.

En 1847, Madeleine-Sophie acquiert le site de Marmoutier qui est dans un état déplorable. Les sœurs défrichent, restaurent, consolident et construisent : la nouvelle chapelle , aux vitraux remarquables , est consacrée en 1856, et le bâtiment du pensionnat Saint-Michel s’achève en en 1869.

Madeleine-Sophie mourut en 1865 dans la maison mère qu’elle avait fait construire elle-même à Paris, boulevard des Invalides (ce bâtiment, dont les religieuses du Sacré-cœur ont été expulsées au début du siècle, est l’actuel lycée Victor-Duruy).

Chassées en 1905, les religieuses reviennent en 1920.

La congrégation

La société du Sacré-cœur compte aujourd’hui plus de trois mille cinq cents religieuses, réparties en trente-cinq provinces. Son œuvre principale est l’éducation de la jeunesse et elle anime un grand nombre d’écoles de tous genres, maternelles, primaires, établissements classiques ou techniques, écoles normales, universités, etc. La supérieure générale qui est actuellement sœur Clare Pratt, Américaine, réside à Rome. Elle gouverne en équipe avec quatre autres religieuses. En France, on compte deux cent cinquante religieuses réparties en une trentaine de communautés. Depuis le concile, et les récents chapitres généraux, l’apostolat des religieuses du Sacré-cœur s’est diversifié (catéchèse en paroisse, œuvres sociales, aumônerie en lycée, formation permanente, alphabétisation, etc.) tout en restant spécialement centré sur l’éducation au sens large. Sainte Madeleine-Sophie Barat, qui a été canonisée en 1925, était animée d’un grand amour pour les enfants : elle avait coutume de dire : “Pour une seule âme d’enfant, j’aurais fondé la société du Sacré-cœur”.

Elle a voulu pour sa congrégation un mode de vie où la contemplation, qui tient une grande place, est le moteur de l’activité ; et elle a proposé à ses religieuses une spiritualité centrée sur l’amour du Christ symbolisé par son cœur et sur l’annonce à tous de la bonne nouvelle que Dieu nous aime et que Jésus est sauveur.

* Une biographie passionnante écrite pour tous ceux qui souhaitent mieux connaître la fondatrice de l’Institution Marmoutier.

Le site de la congrégation